Forêt et climat – Aménagement et conservation…

Titre complet de la conférence : L’aménagement forestier et la conservation de la biodiversité dans un contexte de lutte aux changements climatiques : deux études de cas au Québec

Organisateur : Service canadien des forêts

Date : En différé (date initiale : 24 février 2021)

Lieu : Sur YOUTUBE

Tarif : Gratuit

Conférenciers : 

  • Evelyne Thiffault, Professeur agrégée, Université Laval et
  • Junior Tremblay, Chercheur scientifique, Environnement et Changement Climatique Canada

Résumé :

Nous avons simulé les effets combinés des changements climatiques et de stratégies d’aménagement sur deux territoires, soient la Forêt Montmorency (représentative de la forêt boréale publique), et la Forêt Hereford (représentative de la forêt tempérée privée), en vue d’évaluer leurs effets cumulatifs en termes de composition forestière, de séquestration nette de CO2, et de biodiversité.
Nos résultats suggèrent que les changements climatiques devraient avoir un impact certain sur les paysages forestiers boréaux et tempérés, surtout à moyen et long terme, et sous un réchauffement climatique élevé. Des espèces forestières clés du secteur forestier québécois, comme le sapin baumier, l’épinette blanche et l’érable à sucre, devraient être particulièrement affectées par le réchauffement climatique. Ce déclin se ferait notamment au profit d’espèces de feuillus intolérants, qui peinent à trouver leur place dans le tissu industriel actuel ou qui sont presque entièrement dédiés à la pâte.
Cela dit, l’allègement de l’aménagement par l’allongement des révolutions/rotations de coupe et l’augmentation des superficies dédiées aux coupes partielles et à la conservation devraient contribuer à maintenir les espèces résineuses et les feuillus durs de grande valeur. De telles pratiques d’allègement pourraient aussi permettre une séquestration nette de carbone par rapport au cours normal des affaires et un effet refroidissant sur le système climatique. Cependant, l’avantage climatique de ces pratiques ne se réaliseraient que dans le contexte de peuplements productifs. Le zonage du territoire en fonction des caractéristiques des peuplements s’avère vraisemblablement la solution la plus appropriée pour l’aménagement et la production de bois en contexte de lutte et d’adaptation aux changements climatiques.
Nos simulations suggèrent également que l’impact des changements climatiques sur la croissance et la compétition de la végétation est l’agent de changement principal pour les communautés d’oiseaux à la Forêt Hereford où les espèces associées aux peuplements conifériens présentent des baisses de leur population alors qu’à la Forêt Montmorency, l’agent de changement principal est l’exploitation forestière où les espèces associées aux peuplements matures de conifères bénéficient des scénarios de réduction de l’intensité de l’aménagement.

Lien pour visionnement en reprise : pas encore disponible mais devrait être ajouté sous peu sur la liste de lecture donnant accès à l’enregistrement de toutes les conférences de la série:

https://www.youtube.com/playlist?list=PL9Sro7G6My3oM1QlW37fokxQLtstAW9hY

Note :  Présentée dans le cadre d’une série de conférences intitulée : « Un regard vers le futur : impacts des changements climatiques sur la forêt québécoise et outils », sur l’analyse intégrée régionale des impacts des changements climatiques sur la forêt du Québec, organisée par le Service canadien des forêts. (consulter le programme ici)